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Comprendre l’IA

Mieux demander à une IA sans écrire des prompts de trois kilomètres | IA Tours

Cédric Bonetti 3 min de lecture

On a réussi à faire un truc assez drôle avec les prompts.

D’un côté, certaines personnes tapent « fais-moi un mail » et trouvent la réponse trop générique. De l’autre, on voit circuler des consignes de trois écrans avec « tu es un expert mondial », douze règles, quatre rôles et une menace implicite si le modèle oublie une virgule.

Entre les deux, il y a une méthode beaucoup moins mystérieuse : expliquer le travail correctement.

Commence par te demander ce que tu veux récupérer

Un mail prêt à envoyer ? Une première version ? Une synthèse en cinq points ? Un tableau avec actions et responsables ? Une explication simple pour quelqu’un qui ne connaît pas le sujet ?

Si toi-même tu ne sais pas à quoi doit ressembler une bonne sortie, l’IA va devoir deviner.

Et quand elle devine, elle remplit les trous avec quelque chose de plausible. C’est souvent là qu’on obtient le fameux texte très propre que personne n’avait vraiment demandé.

Pour relancer un devis, l’outil n’a probablement pas besoin de connaître l’histoire de ton entreprise depuis 1987.

Il a besoin de savoir qui reçoit le message, ce qui s’est passé, ce que tu veux obtenir, le ton que tu veux garder et ce qu’il ne faut surtout pas promettre.

Le bon contexte, c’est celui qui fait varier la réponse.

« Fais un mail professionnel » ne dit presque rien.

« Fais un mail court. Le client attend une date. Je ne peux pas la confirmer aujourd’hui. Je veux lui expliquer où on en est sans inventer de délai et lui proposer un point demain matin » est déjà beaucoup plus utile.

Pas besoin d’un diplôme en prompt engineering. Tu as simplement décrit le vrai problème.

Tu as le droit de travailler en plusieurs fois

Une conversation avec une IA n’est pas un examen où le premier prompt doit être parfait.

Tu peux lui dire : « trop long », « tu as perdu ma nuance », « garde cette partie », « propose-moi deux structures avant de rédiger », « là tu affirmes quelque chose que je n’ai pas dit ».

C’est même souvent comme ça qu’on obtient le meilleur résultat. On voit la première proposition, puis on comprend mieux ce qu’on voulait.

Si tu écris chaque semaine le même prompt de trente lignes, là ça vaut le coup de formaliser une procédure ou un modèle réutilisable.

Mais si tu dois écrire trente lignes parce que le processus lui-même est flou, le problème n’est plus le prompt.

Avant de chercher la formule magique, vérifie trois choses : l’outil a-t-il le contexte important ? Le résultat attendu est-il clair ? Les contraintes qui comptent sont-elles dites ?

Dans beaucoup de cas, ça suffit déjà à passer d’une réponse générique à quelque chose qui sert vraiment.

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